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Centre intégré universitaire
de santé et de services sociaux du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal

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Actualités

Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie, devenons des allié(e)s

La Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie a pour but d’articuler action et réflexion afin de lutter contre toutes les violences physiques, morales ou symboliques liées à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre. Elle entend susciter, soutenir et coordonner toutes initiatives contribuant à l’égalité entre les citoyens en la matière, et cela dans tous les pays où cette démarche est possible.

D’où vient la journée?

La journée est originaire du Québec. Elle a été créé par La Fondation Émergence en 2003. Depuis, d’autres organismes ont repris cette journée et elle est maintenant célébrée dans de nombreux pays.

Pourquoi le 17 mai?

Le 17 mai est une date symbolique pour les personnes homosexuelles, car le 17 mai 1990, l’homosexualité a été retirée de la liste des maladies mentales de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Quelques chiffres intéressants

  • Selon le sondage de la Fondation Jasmin Roy réalisé en 2017, 13% de la population canadienne s’identifie aux communautés LGBTQ+. Cela équivaut statistiquement parlant à environ 3 000 membres de notre personnel et à près de 37 000 personnes de la population desservie sur notre territoire.
  • Chez les personnes aînées, l’estimation est plus difficile car elles ont vécu une grande partie de leur vie où l’homosexualité et la diversité de genre étaient punissables en vertu du Code criminel. Elles n’ont donc pas tendance à s’ouvrir sur ce sujet et plutôt à se conformer à ce qu’on attend d’elles. On peut quand même présumer que 10 à 13 % des personnes aînées s’identifient à la diversité sexuelle et de genre.
  • 2 à 12% des jeunes ne s’identifient pas à leur sexe biologique ou leur sexe assigné à la naissance. 45% de ces jeunes le savent et s’affirment avant l’âge de 11 ans.
  • 54% des personnes des communautés LGBTQ+ sur le marché du travail n’ont pas fait leur « coming out » de peur de vivre de la discrimination ou de subir des moqueries.
  • 75% disent avoir été victimes, au cours de leur vie, d’intimidation, de commentaires blessants, de menaces.
  • 81% disent ressentir un sentiment de désarroi, de solitude, d’isolement lié à leur orientation sexuelle ou leur identité de genre. Ces sentiments peuvent mener à des enjeux de santé mentale comme la dépression, l’anxiété, les idéations suicidaires ou les tentatives de suicides.
  • 20-30% déclarent avoir des enjeux d’abus de substance.
     

Que pouvons-nous faire?

Plusieurs disent avoir eu des expériences négatives avec le réseau de la santé et des services sociaux (sentiment d’être jugé, incompris, de honte, difficulté d’accès aux services, sentiment qu’on ne comprend pas leurs besoins).

Sachant que ce n’est pas une identité de genre ou une orientation sexuelle qui diffère de la norme qui est problématique, mais bien les expériences stigmatisantes vécues à cause de cette différence.

Sachant que les facteurs de protection principaux aux enjeux nommés ci-haut sont le soutien social et celui des proches, la protection contre l’intimidation, le harcèlement et la violence et l’accès à des soins et services respectueux de l’autodétermination et l’auto-identification des personnes.

Le CIUSSS s’est engagé le 22 juin 2021, par le biais d’une charte d’engagement à voir la diversité sous toutes ses formes comme une richesse, à reconnaître que des personnes et des communautés font face à des défis supplémentaires en termes d’accès à des soins et services sécuritaires, adaptés, de qualité et inclusifs, à se positionner en allié et à poser des actions concrètes pour offrir en tout temps un accueil de qualité, bienveillant et respectueux des différences.